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Chronique d’une vie clandestine sous l’occupation

Introduction

Souvenirs de Maurice Dreyfuss, alias Maurice Masson

samedi 10 décembre 2011, par Frédéric FLEURY, Michel BILLAUDAZ.

Sous le titre : « Chronique d’une vie clandestine sous l’occupation », choisi par elle, la rédaction du site des « Anciens de Saint-Jo » propose le récit authentique, rédigé en 1977 et 1978, à Jérusalem, par Maurice Dreyfuss, alias Maurice Masson, sur sa vie pleine de dangers, principalement entre 1942 et 1944, en Haute-Savoie, alors que lui et sa famille se trouvaient persécutés, pourchassés et menacés dans leurs existences mêmes, en raison de leurs origines juives.

Cette chronique est une publication exclusive, et nous sommes nous tous, rédacteurs et anciens de Saint-Jo attachés à ce site, particulièrement honorés et reconnaissants à Mesdames Lyse SCHWARZFUCHS et Myriam SAVILLE, filles de Maurice Dreyfuss, de nous l’avoir autorisée presqu’intégralement. Qu’elles en soient ici très vivement remerciés.

Le lecteur voudra bien cependant tenir compte, au fil de ces pages constituées de 19 chapitres (découpage effectué par l’auteur lui-même), de deux remarques particulières.

Ces souvenirs ont été rédigés plus de trente années après les faits relatés ; il est donc compréhensible que certaines erreurs minimes (dans les noms ou les désignations de lieu) se soient glissées dans le texte. Nous avons tenu à respecter l’original, quitte à proposer une note en bas de page afin de rectifier l’orthographe ou d’apporter des informations complémentaires. Pour la même raison probablement, il pourra paraître étonnant que l’épisode du déménagement du collège Saint Joseph aux Suets, suite à la réquisition allemande, ne soit pas relaté alors que Maurice Masson y enseignait, semble t-il, à ce moment précis.

Ces lignes sont enfin fortement imprégnées par la foi religieuse israélite de son auteur, ce qui peut être de nature parfois à décontenancer un lecteur non averti vivant dans une société de plus en plus laïcisée. Elles nous permettent toutefois de mieux comprendre la sensibilité des intéressés, leurs préoccupations, leurs réactions et leurs manières de percevoir les événements, d’envisager leur existence dans des circonstances exceptionnellement dramatiques qui continuent à nous interroger quant aux réactions et aux attitudes de leurs propres concitoyens, et à celles que nous aurions pu avoir.

À cet égard, la personnalité du TCF [1] Alphonse Poncier, directeur de l’institution Saint-Joseph, apparaît comme un phare proposé à celui qui cherche refuge.

P.-S.

Nous nous sommes également attachés à citer des références, pour compléter la lecture de ce récit et l’illustrer. Et pour la faciliter, le texte présenté comporte davantage de paragraphes que l’original.

Nous avons également choisi de publier ce document à la manière des feuilletons, égrenant chaque semaine les dix-neuf chapitres qui le composent. Nous commencerons cette semaine par publier la préface, écrite par Maurice Dreyfus-Masson lui-même.

Nous vous souhaitons une bonne lecture.

Notes

[1] très cher frère

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